Tu es jeune ? Tu es un ado ? Tu es dans la catégorie des 12-20 ans ? Tu te préoccupes de ta consommation ou de celle de tes amis ? Tu veux évaluer si tu as un problème ? Tu veux aider un ami qui en a un ? Nous t'invitons à lire attentivement la présente page et à y revenir si nécessaire, voire à en recommander la lecture à des ami(e)s. En voici les divisions :

- Alcool et autres drogues : sport extrême ?

- Je vole de mes propres ailes

- Évaluer sa consommation

- Aider un ami

- Alcool et autres drogues : Avant de frapper le mur


Si tu veux t'informer sur les différents aspects du phénomène de la consommation d'alcool ou d'autres drogues, tu peux consulter la section Notions générales.



















L'adolescence est une période extrêmement intéressante à vivre. On a le goût de tout essayer, on a plus de liberté, plus de choix. On se développe sur tous les plans et on sent qu'on a de plus en plus de capacités et de moyens. On commence à voler de ses propres ailes, on a le goût de foncer, le monde nous appartient.

Tout ça est bien beau mais est-ce vraiment la réalité ? On se rend compte que tout ne va pas toujours pour le mieux dans le monde et dans sa cour. On essaie des choses et on se cogne le nez ; parfois, ça fait mal. Alors qu'on veut plus de liberté, on a parfois l'impression de se faire couper les ailes. On subit toutes sortes de pressions, autant par son entourage que par la société.

Une de ces pressions vient de l'alcool et des autres drogues. Cela fait partie de ce que nous offre la société de consommation et nous avons à prendre position sur ce point comme sur le reste : adopter, rejeter ou faire la part des choses.

Si on rejette, sera-t-on aussi rejeté par ceux qui consomment, peut-être ses amis ? Si on adopte, est-ce une solution à ses problèmes ou cela nous en crée-t-il ? Comment se retrouver dans tout ça, comment arriver à faire le bon choix ?

Avoir les moyens

Pour faire un choix, on doit se servir de son intelligence et se donner des outils ou une démarche qui permettent de prendre la meilleure décision. Supposons que nous ayons à décider ce que nous faisons vis-à-vis de la consommation d'alcool ou d'autres drogues. Voici ce que pourrait être cette démarche :

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Recueillir de l'information sur le sujet : bien connaître le ou les produits, leurs effets, les conséquences, les avantages et les inconvénients reliés à ces conséquences ; bien connaître les raisons pouvant pousser quelqu'un à consommer, tant les raisons personnelles que les raisons extérieures ; savoir ce qu'est la toxicomanie ou l'alcoolisme.

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Se connaître soi-même : ses points forts, ses points faibles, ce qui est important pour soi ; identifier les raisons qui pourraient nous amener à consommer : quels seraient pour nous les avantages et les inconvénients à le faire et à ne pas le faire ?

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Faire un choix en tenant compte de ce qu'on connaît de nous-mêmes et du produit, en sachant que ce n'est pas seulement le produit qui peut causer des problèmes quand on parle d'alcool et de drogues illégales, mais que c'est surtout l'incapacité pour la personne de résoudre ses difficultés par ses propres moyens.


On veut bien voler de ses propres ailes mais il faut quand même rentrer au nid à tous les soirs. Comment ça va avec les parents ?

La présente section et la suivante comportent chacune un court questionnaire identifiés respectivement Questionnaire no 1 et Questionnaire no 2. Commence par répondre au premier, puis fais remplir le deuxième par un de tes parents (ou les deux). Ensuite, prenez chacun connaissance des réponses de l'autre. Peut-être y aura-t-il des surprises. C'est l'occasion ou jamais d'échanger sur le sujet.

Pour accéder au Questionnaire no 1 et le faire imprimer, clique ici.

Quand on parle d'alcool ou de drogues, les points de vue diffèrent souvent selon qu'on est jeune ou adulte, parent ou enfant. On a souvent l'impression de ne pas parler de la même chose. Vous, en tant que parents, que pensez-vous de la question ? Nous vous invitons à répondre à ce court questionnaire et à comparer vos réponses avec celles de votre enfant. Prenez la peine d'en parler et de vous expliquer sur vos réponses. Abordez cet échange en fonction de mieux vous connaître réciproquement, sans confrontation ni reproche. Pour accéder au Questionnaire no 2 et l'imprimer, cliquer ici.


S'envoler en beauté


Voler de ses propres ailes, c'est chercher et trouver quelque chose d'emballant pour soi, à travers lequel on pourra faire exploser ses qualités et tout son potentiel.

Voler de ses propres ailes ne veut pas dire s'arranger toujours tout seul. C'est plutôt utiliser l'expérience et les connaissances des autres à son avantage.

Voler de ses propres ailes n'exclut pas d'avoir parfois besoin d'aide quand on a des coups durs. On peut très bien faire le choix d'aller chercher des conseils ou des suggestions parce qu'on considère que c'est ce dont on a besoin à un moment précis.

Voler de ses propres ailes implique d'avoir à faire des apprentissages. Quelquefois, on essaie et on réalise qu'on se trompe. Mais le jugement se raffine à mesure qu'on se pratique à faire des choix et qu'on apprend à mieux se connaître. Plus on sait ce qu'on veut devenir en tant que personne, plus les choix sont faciles à faire.

Voler de ses propres ailes à l'égard de l'alcool et des autres drogues, ça pourrait être quoi pour toi?



Évaluer sa consommation

Questionnaire Suis-je du genre à m'accrocher aux drogues ou à l'alcool ?

Il existe plusieurs questionnaires plus ou moins élaborés pour évaluer sa consommation et déterminer dans quelle mesure elle peut être normale ou problématique. Nous te proposons celui-ci qui nous semble particulièrement bien adapté aux jeunes (Source : Suzanne Péloquin, Régie régionale de la Santé et des Services sociaux de Québec). Pour accéder à ce troisième questionnaire et l'imprimer, clique ici.


Calcul des résultats et interprétation.

À chaque fois que tu as répondu non, accorde-toi 0. Si tu as répondu oui, accorde-toi le nombre de points indiqué pour la question.

Question Points Question Points Question Points Question Points
1 4 6 4 11 3 16 3
2 3 7 3 12 4 17 4
3 4 8 5 13 3 18 4
4 3 9 2 14 5 19 4
5 4 10 5 15 5 20 3

Voici un exemple : j'ai répondu oui aux questions 1, 3 et 15, ça me donne un total de 13. Maintenant, tu dois additionner tes réponses.

Tu as 45 et plus

Si tu maintiens tes habitudes de consommation, tu risques de t'accrocher si ce n'est pas déjà fait ! As-tu remarqué si tu avais de la difficulté à te concentrer, à faire des apprentissages scolaires ou si tu manquais d'énergie... ? Quand tu t'arrêtes sur ta vie, arrives-tu à l'apprécier, à t'aimer ? As-tu le sentiment que la vie est ennuyante ? Ton attitude négative face à ta vie est peut-être la cause ou le résultat de ta consommation ! Les difficultés de concentration, le manque d'énergie, les pertes de mémoire... sont souvent reliés à la consommation. À part le plaisir et les « c'est normal, tous les jeunes consomment », pourquoi consommes-tu ? Par habitude, par besoin, pour t'évader un peu ?

Consommer de la drogue ou de l'alcool sur une base régulière, c'est prendre le risque de s'éloigner de soi-même, de perdre le contrôle, de nuire à sa santé, de développer une dépendance psychologique ou physique, et ce, même si tu crois que ça ne t'arrivera jamais ! Tout comme les accidents arrivent par surprise, la dépendance et les conséquences négatives de la consommation arrivent de la même façon.

Arrêter ou diminuer de consommer, c'est possible ! Ça ne dépend que de toi ! En attendant, rappelle-toi que le plus difficile c'est d'admettre qu'il y a quelque chose qui ne va pas ! Après, c'est oser en parler avec les bonnes personnes ! Prends soin de toi !!!


Tu as entre 25 et 45

Plus ton résultat est près de 45, plus tu risques, si tu maintiens tes habitudes de consommation, de t'accrocher ; c'est-à-dire : avoir un problème relié à la dépendance de la drogue ou de l'alcool. « Y a pas de danger, je consomme juste pour avoir du fun ! Je suis moins pire que ceux qui en prennent tout le temps... pis je sais quand m'arrêter ! » As-tu déjà entendu parler du phénomène de la tolérance ? C'est-à-dire : consommer davantage pour obtenir le même effet. Que ce soit par plaisir, pour relaxer, pour te changer les idées... la tolérance s'en fiche de tes raisons, elle s'installe à travers tes habitudes de consommation.

Lorsqu'on consomme, on veut rarement entendre parler des conséquences négatives, on veut juste le beau trip. Cette attitude risque de t'éloigner de toi-même ! À chaque fois que tu consommes, pose-toi la question : « pourquoi je consomme ? » Prends bien le temps de réfléchir à cette question car trop souvent, on oublie que derrière le plaisir se cache un malaise par rapport à sa vie ! Es-tu bien dans ta peau ? Es-tu heureux dans ta famille ? Te sens-tu valorisé à l'école ou dans tes activités ? As-tu confiance en l'avenir ? Si tu as tendance à répondre non à ces questions, peut-être cherches-tu à travers ta consommation à t'évader un peu, à te sentir mieux...

Fais attention à toi et n'oublie pas que c'est toujours possible de modifier ses habitudes de consommation !!!


Tu as moins de 25


Tu sembles être un consommateur occasionnel. L'expérience de l'alcool ou des drogues peut te faire vivre toutes sortes de sensations. Te sentir détendu, mieux dans ta peau, te faire rire... en sont quelques exemples. Mais il y a aussi des sensations moins agréables, comme de faire un bad trip, se sentir triste, poser des gestes que l'on regrette...

« Je veux juste essayer de voir qu'est-ce que ça fait ! Y a pas de mal à se faire du fun ! Y a pas de danger, j'en prendrais pas souvent... »

C'est ça le problème. Lorsqu'on éprouve du plaisir, on a tendance à vouloir revivre l'expérience. Toutes les drogues, sans exception, y compris l'alcool, sont dangereuses pour ta santé. Ces expériences peuvent se transformer en problème, sans que tu t'en rendes compte. Tu dois rester vigilant par rapport à ton choix de consommer !


Les étapes générales d'intervention

Un(e) ami(e) t'aborde, désire se confier à toi, mentionne qu'il(elle) a un problème avec sa consommation d'alcool ou d'autres drogues, ne sait pas quoi faire, te demande de l'aider. Voici ce que tu pourrais faire :

Les étapes :

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Accueillir et écouter : peut-être cette étape sera-t-elle suffisante pour certaines personnes qui ont besoin d'aide. Il faut écouter avec empathie, c'est-à-dire se mettre à la place de l'autre afin de comprendre ce que la personne peut ressentir dans la situation où elle se trouve. On doit tenter de saisir autant le message conceptuel (le sujet dont parle la personne, le contenu du message) que le message affectif (ce que ressent la personne par rapport à ce dont elle parle). L'empathie exclut de juger la personne selon les normes morales ou sociales. Nous sommes là pour l'écouter, l'aider à préciser son problème et l'accompagner dans la recherche et l'application d'une solution.


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Déterminer avec la personne où elle se situe dans sa consommation. En ce sens, on peut lui suggérer de répondre au questionnaire Suis-je du genre à m'accrocher aux drogues ou à l'alcool ? (voir la rubrique Évaluer sa consommation).

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Si la situation n'est pas trop grave et que l'on se juge apte à aider soi-même la personne, on peut commencer par lui donner une information de base sur ce qu'est la toxicomanie (voir la rubrique Notions générales). On doit l'amener à réaliser que la consommation est une réponse à un besoin et qu'elle devient problématique non seulement en fonction de la quantité et de la fréquence de consommation mais surtout lorsqu'elle est l'unique ou la principale façon que l'on trouve de répondre à un besoin.

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Proposer à la personne de travailler à bien définir son problème et à en identifier la cause; rechercher différentes solutions et les évaluer ; choisir la meilleure ; passer à l'action pour l'appliquer.

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Lorsque la personne sera en action pour régler son problème, on l'accompagnera sans toutefois rien faire à sa place, on la stimulera à rester fidèle à son plan, on l'encouragera à persister et on valorisera ses succès.

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S'il s'avère évident que la personne est déjà dépendante, on peut lui proposer tout de suite de rencontrer un intervenant professionnel qui l'évaluera. Il s'agit de lui faire comprendre qu'il lui serait plus profitable d'entrer en contact avec quelqu'un qui pourrait l'aider davantage. Si on est en milieu scolaire, on peut voir un intervenant de l'école (travailleur social, éducateur en prévention de la toxicomanie, psychologue, infirmière) et vérifier s'ils peuvent rencontrer la personne à aider. C'est cependant cette dernière qui devra prendre son rendez-vous. Il ne s'agit pas de faire la démarche à sa place mais bien de l'accompagner dans celle-ci.

En cas de crise

Tu participes à une fête ou à un événement quelconque où sont réunis des jeunes ? Il s'y consomme de l'alcool ou d'autres drogues ? Quelqu'un exagère, est mal en point, supporte mal sa consommation, a besoin d'aide ? Tu trouveras ci-après quelques données te permettant d'intervenir efficacement.

En fonction du type de substances consommées, les effets peuvent être variés : excitation, euphorie, hallucination, somnolence, désorientation, jugement ralenti, difficulté d'élocution, démarche chancelante, agressivité, violence.

En cas de surconsommation, les effets peuvent être plus marqués : convulsions, vomissement, délire, tremblements, angoisse, panique, paranoïa, transpiration excessive, pouls faible et rapide, perte de conscience.



Comment réagir

Lorsque l'on est en présence d'une personne sous l'effet de l'alcool ou d'autres drogues, il faut d'abord se servir de son jugement. Si l'individu ne cause de préjudices à personne, si sa santé ou sa sécurité ne sont pas en danger sur le moment, il vaut mieux ne pas intervenir et lui laisser faire son trip. Ce n'est pas le moment de le raisonner, il y sera très peu réceptif de toute façon et à la limite, on se fera dire de se mêler de ses affaires. Si par contre l'individu met sa sécurité ou celle des autres en danger, s'il ressent des symptômes désagréables de façon excessive, s'il ne sait pas ce qui lui arrive, s'il panique, s'il devient violent, alors une intervention s'avère pertinente. En fonction de ses réactions, on peut appliquer les points suivants :

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ne pas essayer de le raisonner ou de le sermonner ;
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lui changer les idées, faire autre chose avec lui ;
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le protéger de lui-même afin qu'il ne se blesse pas ;
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ne pas le retenir de force, physiquement ;
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s'il se sent vraiment mal, vérifier ce qu'il a consommé (quantité, mélange de plusieurs substances), rester avec lui, lui parler calmement et de façon rassurante, lui faire prendre l'air ;

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s'il tombe endormi et que l'on est sûr que ce n'est pas une perte de conscience : le coucher sur le côté pour ne pas qu'il s'étouffe éventuellement en cas d'indigestion, le couvrir, le surveiller régulièrement ;

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si la situation se dégrade et qu'il y a perte de conscience : appeler des ressources : Info-Santé, Drogue-Aide et référence . On pourra évaluer l'urgence de la situation, vous conseiller sur ce qu'il y a à faire, vous diriger (ex. : aller à l'urgence de l'hôpital, appeler une ambulance ;

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si l'individu est violent, casse tout, s'en prend aux autres : appeler le 911. Dans ce cas, les policiers sont les seules personnes autorisées à intervenir physiquement.


























Alcool et autres drogues : sport extrême ?

Qui ne connaît pas le sport extrême ? Ah, l’attrait de l’aventure, le goût du risque,de l’euphorie, de l’ivresse, de l’exaltation, le goût de vivre des expériences grisantes, des sensations fortes, de frôler la mort parfois !

Tout ça n’a rien à voir avec la consommation excessive d’alcool ou d’autres drogues, pensez-vous ! Boire ou se «geler » n’est quand même pas un sport, bien que cela puisse être « extrême ». Et pourtant…On retrouve souvent les mêmes motivations à la pratique des deux activités qui ne se réalisent pas sans danger. Mais il y a aussi de grosses différences :
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Le sport extrême demande du contrôle
La dépendance physique ou psychologique associée à l’alcool et à plusieurs autres drogues fait qu’il est difficile de garder le contrôle, surtout lorsque l’on consomme régulièrement. C’est plus fort que la raison et on se fait prendre malgré soi.

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Le sport extrême implique des risques calculés
Comment dire que l’on peut calculer les risques avec certaines drogues quand on sait que selon des évaluations, les 2/3 des doses achetées sont différentes de ce qu’affirme le vendeur. De plus, il faudrait être chimiste ou toxicologue pour déterminer précisément les effets du mélange des drogues entre elles, y compris avec l’alcool, et affirmer qu’il n’y a pas de danger pour sa santé et même sa vie.

Le sport extrême est valorisant
On est fier de ce qu’on accomplit et estimé pour cela. Voir dans la consommation abusive une façon d’être fier de soi peut être une réalité pour certains : « Je suis fort, je suis capable d’en prendre, il n’y a rien à mon épreuve, admirez-moi les amis ! » Cela peut fonctionner un certain temps. Mais quand on se retrouve avec un problème de toxicomanie (cela peut arriver plus tôt qu’on pense), les amis sont bien loin.
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Le sport extrême procure du plaisir, des sensations agréables
C’est ce que l’on recherche aussi dans la consommation. Mais quand cela est fait de façon abusive et répétée, les inconvénients en viennent inévitablement à surpasser les avantages. Lorsque c’est le cas, il est difficile de s’en sortir.

Je suis tout mélangé

Le sport extrême est imaginatif. Il associe avec succès différents éléments tels que le ski et la voile (ski cerf-volant), la bicyclette, la natation et la course à pied (triathlon), etc. Pour l’alcool et les autres drogues, c’est une autre histoire. D’abord, lorsqu’on achète une substance précise, on ne peut jamais savoir ce qu’elle contient. On ne peut pas lire l’étiquette des ingrédients sur la boîte, comme pour les aliments. Or, il arrive fréquemment que d’autres produits soient ajoutés sans qu’on le sache. C’est le cas du PCP, drogue particulièrement dangereuse par les dommages physiques et psychologiques qu’elle peut créer et qui se retrouve à notre insu dans plusieurs autres drogues (ecstasy, mescaline, kétamine…).

Les drogues de rue sont nombreuses et les combinaisons possibles encore plus, à plus forte raison si on ajoute l’alcool et les médicaments à la liste. Il est pratiquement impossible de prédire quelles conséquences peuvent avoir les mélanges. C’est comme jouer à la roulette russe. Ce qu’on sait par contre, c’est que certains mélanges peuvent causer des torts importants, allant jusqu’à mettre la vie en danger.

Un cas spécial : le GHB (drogue du viol) ; cette drogue a la propriété d’enlever les inhibitions (prêt à tout, plus aucune retenue). Combinée avec de l’alcool et en dose suffisante, elle entraîne une anesthésie quasi générale et de l’amnésie. Une capsule de GHB est difficilement détectable lorsque mise à notre insu dans un verre d’alcool. Elle est ainsi de plus en plus présente dans les cas d’agression sexuelle.


Trop d'alcool, c'est se « caler »

à 5 verres : trouble d'équilibre, d'élocution et de motricité, confusion mentale ;
à 8 verres : tous les sens sont affectés, nausées, vomissement ;
à 10 verres : répond difficilement aux stimuli, peau froide et moite, incontinence, chute de tension ;
à 13 verres : absence de réflexe, arrêt respiratoire, coma ;
Il faut bien comprendre qu'en « calant », l'organisme n'a pas le temps d'éliminer progressivement l'alcool qui se retrouve alors massivement au cerveau en très peu de temps. À ce moment, il est trop tard pour réagir.


L'importance des alternatives

La dépendance se crée lorsque la consommation devient le moyen unique ou privilégié que l’on adopte pour combler ses intérêts et ses besoins, pour être « bien dans sa peau ».

Si on veut se valoriser, être estimé, épater, être bien avec les amis, ou si on veut être « extrême » à tout prix, trouvons une activité ou une façon de faire qui ne mette pas en péril notre santé, notre vie ou celle des autres. Voila un beau défi !


Pour se renseigner, on peut consulter les sites suivants :

• http://www.toxquebec.com
• http://www.etape.qc.ca
• http://www.cplt.com  

(sur le dernier site, consultez la version Internet du livre « Drogues, savoir plus, risquer moins »).

Pour en parler ou pour avoir de l'aide :

• Drogue : aide et référence : 1-800-265-2626. Pour Montréal : (514) 527-2626

• Tel-Jeunes : 1-800-263-2266. Pour Montréal : (514) 288-2626

• Votre service de santé à l’école ou votre CLSC






































  Alcool et autres drogues : Avant de frapper le mur

Ce dépliant (édition révisée 2018) s’adresse aux adolescents et jeunes adultes qui consomment régulièrement et/ou de façon excessive de l’alcool ou d’autres drogues.

Il énumère d’abord les principaux comportements à risque et invite le consommateur à se situer.

Il explique ensuite comment se développe la dépendance et comment trouver des solutions pour éviter d’y arriver.

Il invite enfin l’individu à se faire aider au besoin et énumère diverses ressources en ce sens.

Il peut être commandé en utilisant le Bon de commande.

Il peut aussi être téléchargé au format PDF.