Pertinence des relations Jeunes - Aînés

Les relations entre générations, particulièrement celles impliquant les jeunes et les aînés, ont de plus en plus leur place dans le contexte social actuel. Ainsi, de multiples activités visant à rapprocher ces deux groupes se développent un peu partout.

Simplement le fait de se connaître et s'apprécier comporte déjà un effet bénéfique. Les retombées positives sont encore plus palpables quand on se donne par exemple pour objectifs l'isolement chez les aînés, leur permettre d'être plus actifs et de se sentir utiles ou encore permettre aux jeunes d'être en contact avec des modèles significatifs, développer l'estime de soi, permettre d'apprendre à communiquer ses sentiments. Les jeunes peuvent apporter aide et support aux aînés et l'inverse est tout aussi possible. Mais le fait de donner comporte en soi sa récompense et cela renforce encore plus l'intérêt de ce type de démarche.


De façon encore plus particulière, les relations entre jeunes et aînés sont tout indiquées dans le contexte de la prévention des problèmes reliés à la consommation d'alcool, de médicaments ou d'autres drogues. Par les possibilités qu'elles offrent, elles permettent de contrer les causes qui conduisent à ce type de problèmes, et cela pour les deux générations.

D'une part, les aînés ne sont pas exempts des problèmes causés par la consommation excessive d'alcool et la surconsommation de médicaments. Ces derniers sont souvent utilisés à outrance et de façon non appropriée au point que l'on a senti le besoin et l'urgence d'élaborer des programmes pour contrer ce phénomène.

Quant aux jeunes, ils constituent pour leur part une cible privilégiée en prévention, ne serait-ce que par le fait qu'il est important d'intervenir au moment où ils s'initient à la consommation d'alcool ou d'autres drogues et prennent des attitudes et habitudes qui les suivront parfois toute leur vie. De plus, aucune autre catégorie de la population n'est aussi sollicitée à consommer de l'alcool ou des drogues illégales, alors que les jeunes sont fragiles face aux modes, à l'opinion et l'influence des autres.

Parallèlement à cette situation, les aînés se retrouvent de plus en plus nombreux en pourcentage au sein de la population. D'un côté, la disponibilité des ressources humaines et monétaires pour leur offrir des services adéquats ne croît pas au même rythme que le vieillissement de la population, à plus forte raison dans un contexte collectif de restrictions budgétaires. De plus, on remarque souvent une tendance sociale qui fait en sorte de marginaliser les aînés et de les juger globalement comme improductifs et à la charge des autres.

Par contre, un nombre important d'aînés jouissent d'une bonne santé, sont dynamiques, actifs et disponibles pour s'impliquer socialement. Ils ont un potentiel qui aurait avantage à être utilisé en fonction des autres.

De leur côté, les jeunes vivent aussi des problèmes particuliers. Plusieurs ont l'impression que leur horizon est bouché, sont désoeuvrés, manquent de motivation. Certains vivent aussi une situation familiale délicate : absence ou manque de disponibilité des parents, famille éclatée, rapports tendus avec les parents, etc.

Par contre, une bonne partie des jeunes, sinon la majorité ne vivent pas de problèmes particuliers trop prononcés ou du moins, s'adaptent relativement bien à leur situation. Ils sont actifs et ne demandent pas mieux que des responsabilités leur soient confiées.

On voit donc que tant des jeunes que des aînés ont des besoins en termes d'aide et de support, que tant des jeunes que des aînés sont en mesure d'aider et de supporter. Ceux qui ont besoin d'aide ne sont pas toujours en mesure d'aider et vice-versa. Il est cependant important de réaliser qu'il y a toujours un retour sur l'investissement humain, ne serait-ce qu'en termes d'estime de soi et de valorisation personnelle à fournir support et réconfort à autrui.

Dans le même sens, rien n'empêche une personne qui reçoit de donner en retour sous une autre forme. Par exemple, une personne aînée peut recevoir une aide concrète d'un jeune en fonction de son maintien à domicile. En retour, elle peut le faire bénéficier de son affection, de sa compréhension, de son expérience de vie et lui apporter à son tour soutien et réconfort dans ses problèmes.


Le rôle des aînés envers les jeunes

Que ce soit dans le contexte de la prévention de la toxicomanie ou plus généralement dans celui de la promotion d'une meilleure qualité de vie, les aînés peuvent apporter beaucoup aux jeunes. Par rapport aux parents, ils peuvent agir, soit de façon palliative dans le cas où ceux-ci ne pourraient assumer adéquatement leurs responsabilités à l'égard de leurs enfants ou soit simplement de façon complémentaire pour renforcer l'action parentale. Permettre aux jeunes de communiquer leurs sentiments, développer chez eux l'estime de soi et la valorisation, leur assurer une sécurité affective, être des modèles significatifs, sont toutes des actions qu'ils peuvent réaliser.

Ce sujet nous donne l'occasion d'introduire la notion de grands-parents à celle de l'action des aînés en général. C'est à travers les différents rôles qu'ils peuvent jouer que nous examinerons ici ceux que peuvent tenir l'ensemble des aînés auprès des jeunes.

Les énoncés suivants sont tirés en grande partie de l'ouvrage de A. Komhaber, Grands-parents et petits-enfants : le lien vital. Bien qu'ils ciblent les grands-parents, ils s'appliquent tout aussi bien à l'ensemble des aînés dans leurs rapports avec les jeunes. Certains aînés n'ont pas de petits-enfants ou encore ceux-ci sont trop éloignés géographiquement pour avoir avec eux une relation significative. A l'inverse, certains enfants ne voient pas leurs grands-parents pour les mêmes raisons ou encore ceux-ci sont décédés. Des liens peuvent alors se créer en dehors de la relation grands-parents / petits-enfants avec autant de chances de succès. « Il est reconnu dans divers milieux d'intervention que des adultes étrangers à la famille sont les mieux placés pour aider, appuyer, encourager et conseiller les jeunes » - J. Grand'maison, Le défi des générations. De plus, les enfants qui ne bénéficient pas de la présence de leurs grands-parents, n'ont souvent aucun contact avec les aînés. « D'ailleurs, les expériences de ce genre mises sur pied démontrent que l'impact de la présence des aînés auprès de leurs petits-enfants adoptifs, est aussi grand et les effets aussi bénéfiques pour l'un que pour l'autre » - J. Doré, Guide de l'intergénération.

Les grands-parents et par extension l'ensemble des aînés peuvent avoir les rôles suivants auprès des jeunes :

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Ils ont un rôle de soutien affectif. Donner et recevoir de l'affection est un besoin vital chez tout être humain, à plus forte raison chez les enfants. Le manque d'affection et d'attention entraîne souvent des comportements indésirables, parfois tout au long de la vie.

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ils ont un rôle de modèles. Lorsque les liens sont forts, ils constituent souvent des modèles auxquels vont s'identifier principalement les enfants du même sexe. De plus, leurs habitudes de vie, leurs attitudes, leurs comportements et leurs valeurs peuvent influencer très positivement leurs petits-enfants ou les enfants qui sont en contact avec eux.

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Ils ont un rôle d'éducateur, de guide et d'enseignant par leur sagesse et leur vécu. Ils ont le temps de partager leur expérience et leur savoir-faire dans un contexte affectif. De plus, leur relation est plus gratuite, n'ayant pas les contraintes des parents en éducation.

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Ils sont des chroniqueurs du passé. Par leur intermédiaire, les enfants prennent conscience de ce que leurs parents ont été. Ils offrent des preuves tangibles de leurs liens familiaux uniques, de leurs sources. Celui qui a des racines sait d'où il vient donc qui il est. Les grands-parents et les aînés en général transmettent un véritable héritage culturel et social par la façon dont ils vivent, réagissent, ressentent et font les choses.

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Ils peuvent être des médiateurs entre parents et enfants. Tout en évitant l'ingérence indue, ils peuvent servir d'arbitres dans les relations familiales difficiles, tant par leur vision des problèmes que par les liens affectifs qui les unissent à leurs propres enfants et à leurs petits-enfants.

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Ils peuvent représenter d'autres parents. Dans le contexte du phénomène de la monoparentalité, le grand-parent peut remplacer d'une certaine façon le ou la conjointe. Il agit alors comme intermédiaire entre l'enfant et son parent. La relation à deux, qui peut devenir étouffante, est alors allégée et le grand-parent restaure le triangle par rapport à une situation normale où l'enfant bénéficie de la présence de ses deux parents.

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Ils représentent la stabilité et la sécurité. Même si cette situation est minoritaire, les responsabilités parentales sont de plus en plus assumées soit par un seul parent, soit par des couples instables ou des parents surchargés. Lorsque arrivent des moments agités dans la famille, les grands-parents peuvent constituer un point de repère stable, un terrain neutre. Souvent ensemble toute leur vie, ils représentent la stabilité et la sécurité pour les enfants, surtout en période de crise familiale.

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Ils ont un rôle d'écoute. Les enfants ont besoin d'être écoutés, de se sentir compris, surtout en période de difficultés. C'est d'abord le rôle des parents de leur tendre l'oreille mais ils ne sont pas toujours disponibles pour le faire. Les grands-parents eux, ont le temps et le recul nécessaire pour bien s'acquitter de cette tâche.

L'apport des jeunes envers les aînés 

Les jeunes n'ont pas l'expérience de vie des aînés. Ils ont leur propre expérience de jeunes et ils ont des capacités. Voici ce que pourrait être leur apport envers les aînés (inspiré de L'amitié n'a pas d'âge ; Jeunes et aînés pour tisser des liens :

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ils peuvent rendre de multiples services et fournir leur aide occasionnelle ou régulière ;

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ils peuvent utiliser leurs capacités physiques en compensation des pertes des aînés en ce sens ;

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ils peuvent fournir une présence, de l'écoute ;

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ils peuvent donner de l'affection ;

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ils peuvent être des motivateurs et des accompagnateurs face à l'inactivité de certains aînés ;

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ils peuvent fournir un divertissement, aider certains à sortir de leur isolement ;

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ils peuvent embellir la vie des aînés par leur dynamisme, leur sourire, leur joie de vivre ;

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ils ont des connaissances que les aînés n'ont pas et peuvent en faire profiter ceux-ci ;

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par ce qu'ils sont, ils peuvent apporter aux aînés une façon différente de voir la vie.

Pourquoi s'impliquer ?

En plus de l'impression générale que les relations entre jeunes et aînés sont pertinentes et profitables tant aux uns qu'aux autres, il est utile pour les individus qui veulent s'impliquer dans une démarche de rapprochement, de préciser quelles sont les motivations personnelles qui peuvent les inciter à agir en ce sens. Il est important pour chaque personne de faire cet exercice, non seulement en fonction de s'engager mais aussi de persévérer dans son engagement. Plus nos motivations sont claires et précises, plus elles nous procurent le dynamisme pour agir. Nous en énumérons plusieurs ci-après (inspiré de E. Schindler, The volunteer Community) ; à chacun de les examiner, de les faire siennes ou d'en trouver d'autres :

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j'ai le goût de rendre service, de me sentir utile :

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je veux connaître des gens de ce groupe d'âge et partager avec eux ; je ne les connais pas ;

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donner du plaisir à une autre personne me ferait du bien ;

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je pourrais donner, mais aussi recevoir en retour ;

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je suis tanné de perdre mon temps ; j'ai le goût de m'occuper de quelque chose de bien ;

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ça pourrait m'aider dans ma vie personnelle ;

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je veux sortir de mon cercle fermé ;

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bien des gens m'ont aidé ; c'est à mon tour de le faire ;

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ça me donnerait l'occasion d'être fier de ce que je fais ;



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je pourrais développer mes qualités ;

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quelqu'un pourrait profiter de mon expérience ;

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ce serait une possibilité de donner et recevoir de l'affection ;

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j'aime l'idée que quelqu'un penserait à moi et aurait le goût de me voir ;

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je pourrais rencontrer de nouvelles personnes, me faire de nouveaux amis ;

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si je suis en confiance, ça me permettrait de parler de mes sentiments ;

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j'aimerais comparer mes opinions sur plusieurs sujets, sur la vie ;

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ce serait une bonne occasion d'apprendre à mieux communiquer .

Suggestions de projets intergénérationnels

Il existe une multitude de possibilités pour qui veut mettre sur pied un projet impliquant des relations entre jeunes et aînés. Certains sont initiés par une génération pour apporter aide, support et réconfort à l'autre. D'autres sont plus généraux et visent simplement le rapprochement entre les deux groupes d'âge, avec les bienfaits que cela implique. La plupart ont un caractère collectif sans exclure toutefois les contacts individuels.

Nous énumérons ci-après certains types de projets déjà expérimentés avec succès. Un bon nombre de ces projets intègrent des activités diverses à leur programmation.


Projets d'aide et de support

Les jeunes vers les aînés

Ce type de projets réunit au départ un groupe de jeunes qui entrent en contact avec un groupe d'aînés. Ces derniers sont regroupés dans des centres d'accueil, centres hospitaliers de soins de longue durée, H.L.M., centres de jour, résidences pour aînés, organisations de regroupement d'aînés. La plupart des activités ont un caractère collectif. À travers des rencontres régulières, les jeunes partagent des activités adaptées aux aînés : jeux (à deux, à quatre, en groupe), quiz, improvisation, musique, chants, exercice, visites extérieures, etc.

D'autres sont plus axés sur les relations individuelles lors de visites dans un Centre pour aînés ou à domicile. Les jeunes rencontrent alors les aînés de façon régulière pour converser, faire des activités ensemble, rendre de petits services, etc. Certains jeunes sont même formés pour aider des aînés présentant un problème de consommation d'alcool ou de médicaments.

D'autres enfin sont orientés vers des activités plus spécifiques : appels téléphoniques réguliers pour converser, production de cartes, d'un journal, préparation et livraison de repas de la popote roulante avec des aînés, exercice d'écriture et échange de correspondance, cours d'Internet, Café électronique, etc.


Les aînés vers les jeunes

Ce type de projets collectifs vise simplement à mettre en contact jeunes et aînés dans des activités organisées et réalisées en commun, par exemple :

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aide pour les devoirs après l'école ou aux élèves ayant des difficultés d'apprentissage ;
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des professeurs retraités apportent une aide individuelle dans certaines matières académiques ;
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jumelage grands-parents -- petits-enfants adoptifs ;
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des aînés font revivre le rôle ancestral des contes en allant raconter des histoires à des enfants de la pré-maternelle, de la maternelle ou du premier cycle du primaire ;
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des aînés enseignent l'artisanat, tricot, crochet, arts anciens ;
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des aînés rencontrent des jeunes dans les écoles pour parler de leur vie, de l'histoire du quartier, pour faire la lecture aux enfants ;
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des aînés participent aux activités des garderies, en particulier lors de fêtes thématiques.


Projets conjoints

Ce type de projets collectifs vise simplement à mettre en contact jeunes et aînés dans des activités organisées et réalisées en commun, par exemple :

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organisation conjointe de fêtes thématiques, échange de cartes de voeux et de cadeaux ;
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rencontre d'information sur un thème particulier et commun aux deux générations (ex. : la violence chez les aînés - la violence chez les jeunes - échange de perception) ;
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mise sur pied d'un spectacle de variétés, d'une pièce de théâtre, d'une chorale, où les participants sont des deux groupes ;
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brunch intergénération par et pour des jeunes et des aînés ;
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échange de groupe de style Claire Lamarche ;
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organisation d'un bingo ;
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goûter et danse : les aînés montrent des pas de danse, les jeunes aussi ;
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participation des deux groupes à des activités sur une base de plein air ou un camp de vacances ;
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des jeunes et des aînés font du jardinage ensemble ;
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organisation d'olympiades intergénérationnelles adaptées aux deux groupes ;
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parrainage jeunes-aînés : des enfants visitent des aînés dans un Centre ; en retour, les aînés visitent les enfants à l'école.

Suggestions d'activités

Cette section vise surtout les relations à caractère individuel. À travers des rencontres régulières, des activités, des conversations, on apprendra à se connaître, un climat de confiance s'établira, on s'influencera positivement, on se fera du bien, on changera, sa qualité de vie augmentera.

Le simple fait qu'il y ait contact, le plus possible régulier, amène déjà des retombées bénéfiques. Réaliser ensemble des activités en amène de plus grandes encore. Certaines permettent simplement de se divertir, de passer le temps de manière agréable. D'autres permettent de faire des apprentissages, d'exercer ses talents, d'en découvrir de nouveaux. D'autres encore favorisent la discussion, l'échange de renseignements et de connaissances.

À travers les activités se développe graduellement la raison d'être de la relation jeune-aîné : permettre selon le cas à chaque personne de développer l'estime de soi, contrer l'isolement, avoir l'occasion de communiquer ses sentiments, etc.

Les choses à faire ensemble sont illimitées. Elles n'ont qu'à tenir compte de l'intérêt et des capacités de chaque personne. Les activités suivantes sont mentionnées à titre de suggestions. Elles sont parfois orientées dans le sens d'une démarche du jeune vers l'aîné, parfois de l'aîné vers le jeune, mais toujours avec un intérêt pour les deux.



Activités à réaliser à la résidence de l'aîné

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faire des jeux de société, cartes, etc. ;
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regarder une émission de télévision, une cassette vidéo ; en discuter ;
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faire écouter sa musique préférée à l'autre ;
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faire regarder à l'autre son album de famille, ses photos ;
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faire la cuisine, échanger et se montrer des recettes ;
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écrire tous les deux une lettre à quelqu'un qu'on n'a pas vu depuis longtemps ;
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selon les talents de chacun, se montrer l'un à l'autre à faire des choses: bricolage, couture, artisanat, entretien des plantes, menuiserie, réparations ;
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faire ou refaire un agenda, un répertoire d'adresse et de numéros de téléphone ;
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souligner les événements spéciaux : anniversaire de naissance, fêtes thématiques.



Activités à réaliser à l'extérieur

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prendre une marche ;
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faire des courses, magasiner ;
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visiter un endroit: exposition, salon, etc. ;
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aller voir un spectacle, une rencontre sportive ;
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aller dans des endroits de rencontre de jeunes, de rencontre d'aînés ;
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aller prendre un café ou une tisane au restaurant ;
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aller à la bibliothèque, y emprunter des livres ;
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s'initier à l'ordinateur, à Internet (école, bibliothèque, café Internet) ;
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aller pique-niquer ensemble ;
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visiter ensemble un ami de l'un ou de l'autre ;
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faire du bénévolat ensemble.

D'autres activités s'adressent plus au jeune en fonction de l'aîné, dans la perspective de rendre de petits services. Ce type d'activités ne doit cependant pas amener le jeune à faire des choses que la personne pourrait facilement faire elle-même ou qu'un service extérieur (ex. : service de maintien à domicile du C.L.S.C.) assure normalement. Dans ce cas, il vaut mieux faire avec que de faire à la place de :

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accompagner la personne à ses rendez-vous (médecin, salon de coiffure, etc.) ;
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rendre de petits services ou faire de petites réparations ;
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re-décorer, changer la disposition des meubles ;
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en cas de problème visuel, faire la lecture d'articles intéressants de journaux ou de revues ; en discuter ;
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aider la personne à mieux organiser sa vie de tous les jours.

Suggestions pour converser

De quoi parle-t-on avec un jeune ou un aîné à part de la pluie et du beau temps ? Les sujets sont illimités et dépendent de l'intérêt commun. Il est pertinent cependant que les sujets ne soient pas restreints à de la simple conversation pour passer le temps, bien que cela ne soit pas exclu pour autant. Il ne faut pas oublier les objectifs visés par la relation que l'on veut créer. À titre de suggestions, nous énumérons en vrac des sujets possibles de conversation :


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ma jeunesse, mon enfance ;
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mes activités préférées, mes mets, mon animal, ma musique, mes films, mes livres préférés ;
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ma famille, mes enfants, mes parents ;
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mon (ex-)métier, mes études, ma future carrière ;
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les événements du passé (ex. : événements historiques vécus, la vie dans le futur) ;
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ma religion, mes convictions religieuses ou morales ;
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ma consommation d'alcool, de médicaments, d'autres drogues ;
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ma plus belle réalisation ;
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la fois où j'ai eu l'air le plus fou ; ma plus grosse bêtise ;
*
ce que j'ai toujours voulu faire ; ce que je ne referais jamais ;
*
mes plus grandes joies, mes plus grandes peines ;
*
la vie chez moi, au centre pour aînés, à mon école ;
*
ce que j'aimerais le plus apprendre ;
*
ma plus grande qualité, mon plus grand défaut ;
*
ma vision de l'amitié, de l'amour, de la vie, de la mort ;
*
mon utilité passée, présente ou future sur cette terre ;
*
ma façon de te voir ;
*
et quoi encore...

Peut-être une personne aura-t-elle plus de choses à dire que l'autre. L'important est que les deux personnes puissent s'exprimer dans un échange, avec respect et avec le sens de l'écoute.