Vous êtes une personne aînée ? Vous vous préoccupez de votre consommation d'alcool ou de médicaments ? Vous voulez y réagir ? Ou encore vous voulez aider une personne aînée en ce sens ? Ou vous voulez simplement vous informer sur ce sujet ? Nous vous invitons à consulter les sections suivantes :


Au Québec, la population âgée de 65 ans et plus était de 412 900 en 1971, soit 6,8 % de la population totale. En 1996, elle est passée à 887 700 (12,1 %), ce qui est presque le double. Pour l'an 2021, on prévoit que la proportion atteindra 20,5 %, ce qui fera du Québec une des populations les plus vieilles au monde (Bureau québécois de la statistique, 1996). Vers l'an 2011 enfin, et pour la première fois, les personnes de 65 ans et plus seront plus nombreuses que les jeunes de moins de 15 ans.

Quant aux grands-parents, ils seraient 1 153 660 au Québec, soit 16,7 % de l'ensemble de la population en 1991. La moyenne d'âge est de 64,1 ans et 56,4 % d'entre eux ont moins de 65 ans. Enfin, 40,8 % des grands-pères et 18,2 % des grands-mères sont encore sur le marché du travail.


Dans les sociétés traditionnelles, une place et des fonctions étaient accordées aux membres plus âgés de la communauté. Les grands-parents en particulier faisaient partie intégrante de la famille où ils avaient un rôle important à jouer auprès des autres membres. Ils se sentaient alors utiles et valorisés. De même, comme les différentes générations de la famille traditionnelle prenaient soin les unes des autres, il n'y avait pas de coupure entre la vie adulte et la vieillesse.

Tout cela a bien changé. Aujourd'hui, entre 2 % et 3 % seulement des grands-parents vivent encore à la maison avec leurs enfants et leurs petits-enfants. Plusieurs n'ont pas de contacts suivis avec leur famille, à cause soit de préférences ou d'exigences professionnelles de la part des parents ou encore de séparation, de divorce, et d'éloignement géographique. De façon générale et pour différentes raisons, on a assisté au cours des dernières décennies à une exclusion graduelle des aînés à la vie active de la communauté. Les contacts entre les aînés et les autres générations sont maintenant plus rares et difficiles. Cette situation a amené chez plusieurs un sentiment de rejet, d'inutilité et de repli sur soi, tant et si bien que même les autres générations ont souvent développé une image négative et non-valorisante du vieillissement.

Pourtant, la génération des aînés possède toujours des capacités énormes, et surtout dans le contexte difficile actuel, les membres des autres générations ont tout à perdre à se passer de leur présence. Ainsi, ils « se privent dans leur participation à l'évolution de la société, d'un type de ressources, d'expérience et de savoir-faire qui ne peuvent s'acquérir qu'au fil des années, donc ne peuvent provenir que des membres aînés de la société. » (J. Doré, Guide de l'intergénération).

De la même façon, les aînés ont à prendre conscience de leur potentiel et ont tout avantage à reprendre leur place dans la communauté. « Passer le tiers de sa vie, parfois plus comme rentier, ça n'a pas de sens si tu n'es que ça, un rentier. Au début, t'as du fun, mais c'est pas long que tu te sens vide ; un vide que tu cherches à oublier en courant partout pour t'amuser. Ce que je ne comprends pas, c'est qu'on ne réalise pas qu'aujourd'hui c'est encore plus important que les personnes âgées jouent un rôle ou des rôles, même si ce n'était que pour leur santé morale, mentale. »(J. Grand'Maison, La part des aînés)



Toute personne, à mesure qu'elle prend de l'âge et peu importe l'étape où elle en est, doit s'adapter à différentes situations. Les aînés n'y échappent pas, notamment sur le plan physiologique. Ainsi, le processus de vieillissement fera en sorte que différentes facultés s'amenuiseront, ce qui demandera une adaptation non seulement de la part de la personne qui vit cette situation, mais aussi de celles qui la côtoient. Le vieillissement est normal, ce n'est pas une maladie. La majorité des gens en ressentiront les effets à mesure qu'ils avanceront en âge. Spécifions toutefois que cette situation s'applique généralement de façon plus marquée à partir de ce que l'on pourrait appeler le quatrième âge, soit environ 75 ans et plus.

Les principales modifications amenées par le vieillissement sont les suivantes (J.L. Hétu, Psychologie du vieillissement) :

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Diminution de l'efficacité sensorielle, en particulier de la vue et de l'ouïe, qui en plus sont des sens dont la privation graduelle amène plus de problèmes de fonctionnement dans la vie courante. L'odorat, le goût et le toucher sont aussi concernés, mais généralement à un degré moindre et avec moins de répercussions négatives sur les activités du quotidien.

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Diminution de l'équilibre et de la coordination.
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Diminution du tissu osseux, donc fragilité des os amenant un plus grand risque de blessures ou de fractures.
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Ralentissement du temps de réaction.
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Difficulté de concentration et par conséquent plus grande disposition à la distraction amenant à son tour une moins bonne capacité à mémoriser et apprendre.
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Altération en ce qui concerne la mémoire : difficulté à classer et à garder de nouvelles informations. La mémoire à court terme fonctionne moins bien que la mémoire à long terme.

Par rapport à l'alcool, la situation ne semble pas trop grave à première vue, puisque les personnes de 65 ans et plus constituent la catégorie de la population qui consomme le moins. Cependant, un taux élevé d'aînés par rapport aux autres groupes d'âge rapportent consommer fréquemment. Ainsi, 22 % des buveurs actuels de 65 ans et plus déclarent 4 consommations ou plus par semaine, alors que ce taux est de 11 % dans l'ensemble de la population (Santé-Canada, Horizons Un). Quant à l'alcoolisme chez les aînés, différentes études démontrent que le taux se situerait entre 2 % et 10 % (un peu plus de 6 % dans la population en général). Enfin, d'autres études ont été faites auprès de la clientèle des aînés qui reçoivent certains services (cliniques médicales, hôpitaux généraux et psychiatriques, centres d'hébergement, soins à domicile). Le taux d'alcoolisme varie alors de 14 % à 50 % des utilisateurs de ces services (G. Vermette, Entre la souffrance et l'espoir).

Par rapport à l'usage des médicaments, les aînés forment la catégorie de la population qui consomme le plus de ces produits. Alors qu'ils constituent environ 12 % de la population, les aînés n'en consomment pas moins de 25 à 30% de tous les médicaments prescrits et non-prescrits. La proportion des personnes qui consomment des médicaments serait inférieure à 40% en bas de 44 ans et de plus de 80 % chez les 65 ans et plus (Enquête Santé-Québec, 1987).



Parvenir à un âge avancé entraîne ordinairement un amoindrissement graduel de certaines fonctions physiologiques. Ces caractéristiques peuvent avoir une influence sur les effets de la consommation d'alcool.

Par exemple, la tolérance à l'alcool est moins grande. Ainsi, une personne aînée va ressentir plus fortement les effets de l'alcool qu'une personne plus jeune lorsqu'elles boivent la même quantité d'alcool. D'une part, ceci est dû au fait qu'une personne aînée subit normalement une perte en ce qui concerne la masse maigre (ex. : muscles), ce qui entraîne une diminution d'eau dans l'organisme. Or, l'alcool circule à travers le sang constitué en grande partie d'eau. Vu cette diminution, l'alcool est donc plus concentré et on en ressent les effets de façon plus marquée.

D'autre part, avec l'âge, il y a aussi fréquemment une perte d'efficacité au niveau des enzymes du foie. Or, à 90 %, c'est le foie qui élimine l'alcool. Ce ralentissement fait en sorte que l'alcool reste plus longtemps dans l'organisme et la durée des effets est plus longue.

Ces caractéristiques seraient d'ailleurs la principale raison qui fait qu'en général, les personnes aînées consomment moins d'alcool que les autres catégories d'âge ou sont abstinentes. Celles-ci ressentent plus fortement les effets de l'alcool et sont portées à diminuer leur consommation sous peine d'être plus intoxiquées qu'auparavant, se donnant ainsi le sentiment de conserver une bonne santé.

Préserver sa santé est une préoccupation importante chez les personnes aînées. Ce souci bien légitime en amène d'ailleurs plusieurs à prendre « un petit verre » de façon quotidienne, souvent parce qu'elles sentent que cela leur fait du bien, d'autant plus que le conseil en ce sens vient parfois du médecin. Ceci explique peut-être pourquoi les aînés sont parmi ceux qui consomment le plus de façon quotidienne. D'une part, certaines études suggèrent effectivement qu'une consommation modérée d'alcool, même quotidienne, aurait des effets bénéfiques sur la santé, soit en favorisant une meilleure circulation sanguine, soit en amenant un effet de détente (ex. : pour favoriser le sommeil). Il convient cependant d'être prudent avec cette habitude, principalement à cause des risques de développer progressivement une dépendance psychologique et d'avoir le sentiment de ne plus pouvoir se passer d'alcool pour vivre. Cette situation peut d'autant plus s'envenimer si des événements stressants se présentent. Il vaut mieux s'en tenir à des alternatives plus naturelles pour en arriver aux mêmes effets.

La consommation d'alcool en plus grande quantité peut quant à elle amener une détérioration de la santé. Par exemple, si l'alcool se substitue à une alimentation normale, il peut entraîner une carence vitaminique. De même, ses effets peuvent masquer l'angine (précurseur de l'infarctus). Enfin, la surconsommation d'alcool est susceptible d'amener d'autres problèmes : cirrhose du foie, inflammation du pancréas, atrophie des muscles, moins grande résistance aux infections.





Les médicaments sont faits pour soigner et guérir, pour atténuer les symptômes ou diminuer la douleur. Bien qu'il y ait souvent des alternatives à la prise de médicaments, ils n'en ont pas moins une certaine utilité. Ils comportent cependant certains dangers et effets indésirables et peuvent notamment créer une dépendance. C'est leur utilisation inadéquate qui est ici en cause.

Les médicaments, et en particulier les tranquillisants, les somnifères et les anti-dépresseurs affectent davantage les aînés que le reste de la population (inspiré de AWARE, Guide des aînés - médicaments et alcool) :

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Leurs effets sont plus puissants et prolongés parce que les fonctions du corps ralentissent. Ils sont absorbés plus lentement, donc ils restent plus longtemps dans le corps. Ils sont distribués plus lentement, donc leurs effets sont plus puissants. Ils sont éliminés plus lentement, donc une accumulation se produit.

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Chez les aînés, le corps est plus sensible aux effets secondaires et ceux-ci sont plus nombreux et plus sérieux. La confusion et une extrême somnolence sont plus courantes chez les aînés.

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Pris avec d'autres médicaments prescrits, les tranquillisants, les somnifères et les anti-dépresseurs auront des effets différents et plus prononcés que les effets prévus.

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Les symptômes d'une consommation trop élevée d'un ou de plusieurs médicaments (confusion, anxiété, dépression) sont souvent pris pour des signes de vieillesse, ce qui n'est pas le cas.

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Les tranquillisants et surtout les somnifères entraînent la dépendance, une sensation physique et émotive de ne plus pouvoir s'en passer.



Plusieurs causes peuvent amener certains aînés à développer une dépendance à l'alcool ou aux médicaments. Dans la plupart des cas, on remarquera la présence soit d'un stress difficilement supportable relié à un changement de vie, soit de sentiments négatifs issus de ce que la personne vit en général. La surconsommation d'alcool ou de médicaments se présentera alors comme une façon de contourner ou d'oublier ses problèmes ou ses difficultés d'adaptation.

Ainsi, la retraite, si elle est vécue comme la perte de possibilités de réalisation ou de valorisation, peut amener un sentiment d'inutilité et d'impuissance. La perte du conjoint peut avoir comme conséquence une carence affective importante et contribuer à un sentiment d'isolement, notamment par la perte progressive de relations sociales établies durant le mariage, et à plus forte raison si le conjoint était la seule relation affective significative. Le changement de lieu de résidence peut être une expérience traumatisante, surtout s'il est imposé. Il signifie souvent une perte face à un milieu de vie où la personne était bien adaptée. La perte de revenus associée à la retraite ou à un âge avancé, amène parfois un sentiment d'impuissance et de découragement. Enfin, lorsqu'une personne s'isole volontairement, peu importe la raison, elle démontre souvent une difficulté d'adaptation et d'affirmation. L'isolement peut amener à tout laisser tomber (activités physiques, alimentation, loisirs) amenant ainsi des répercussions négatives sur la santé.

Lorsque pour une raison ou pour une autre, une personne aînée se sent impuissante face au contrôle de sa vie, se sent inutile, isolée, et qu'elle se retire graduellement des activités de la vie courante, elle ne peut que vivre une anxiété difficile à supporter. Le recours à l'alcool ou aux médicaments, principalement par l'effet anesthésique de ces produits, peut alors devenir pour elle la seule façon de supporter sa situation. Ainsi, la dépendance se crée et amène à son tour d'autres problèmes.

Si on désire réagir à la surconsommation, il est indéniable qu'il faille aller à l'encontre des causes pouvant amener une personne aînée à se réfugier dans la consommation d'alcool ou de médicaments. On réalise alors que toute action qui contribue à combler ses besoins affectifs, à lui permettre de communiquer ses sentiments, à l'amener à maintenir ou reconquérir une bonne estime de soi et une valorisation personnelle, à se garder active et en bonne santé, constitue une mesure efficace de prévention.

Comment aider une personne aînée


Afin d'intervenir efficacement
auprès des personnes aînées,
on se doit de tenir compte
de différents aspects,
soit généraux
ou soit propres
à cette catégorie d'âge.
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être compréhensif, patient et flexible ;

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appliquer les règles d'une bonne communication dont l'écoute empathique et l'affirmation de soi ;

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aider la personne à récupérer, maintenir ou développer l'estime de soi ;

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être respectueux : en particulier, éviter de tutoyer, d'appeler la personne par son prénom ou de lui donner des surnoms même si on les trouve sympathiques, sans au préalable vérifier avec elle ce qu'elle en pense ;

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éviter l'infantilisation : ce phénomène courant consiste à traiter la personne aînée ou lui parler comme on le ferait avec un enfant, à prendre le contrôle de la relation en imposant ce que l'on croit bon pour elle sans tenir compte de son avis, à faire les choses à sa place selon notre manière, à souligner ses bons et mauvais coups comme on le ferait à l'égard d'un petit enfant. L'infantilisation implique que l'on ne croit pas la personne capable de prendre ses responsabilités, de se prendre en main, ce qui va à l'encontre de toute notre démarche.

*
contrer l'isolement et l'inactivité :

-  lui demander ce qu'elle aimerait faire avec nous ;
-  lui faire des suggestions en ce sens ;
-  réaliser des activités avec elle ;
-  lui faire voir l'intérêt de se faire de nouveaux amis ;
-  l'inciter à s'intégrer à des activités collectives, organisées ;
-  l'accompagner dans ses démarches en lui laissant l'initiative ;
-  dans ce cadre, l'amener à se sentir utile (ex. : réaliser des tâches bénévoles) ;


*
l'inciter à maintenir ou développer de bonnes habitudes de santé physique, l'encourager à bien se nourrir, à faire de l'exercice ;

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tenir compte des limites physiques dues au vieillissement (D. Bellefleur-Raymond, Pour tisser des liens) :

- concernant la perte auditive :

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toujours regarder la personne lorsqu'on lui parle ;
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s'assurer qu'elle a bien compris ;
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parler un peu plus fort sans exagérer ;
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assurer un bon éclairage pour que la personne puisse voir vos gestes, et votre expression ;
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formuler autrement s'il semble que la personne n'a pas compris ;
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diminuer si possible les autres bruits dans l'entourage immédiat (ex. : radio, TV) ;

- concernant la perte visuelle :

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voir à ce qu'il y ait un bon éclairage ;
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voir à ce que la personne puisse prévenir les obstacles, ou les enlever ;
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tenir compte de la limite visuelle en choisissant de faire avec elle des activités ;
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participer à des activités où les autres sens sont utilisés (ex. : musique, conférence) ;
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pour les personnes qui aiment la lecture, suggérer l'emprunt de livres à gros caractères ou sur cassettes (plusieurs bibliothèques offrent ce service) ;
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faire la lecture d'écrits trop petits (ex. : modes d'emploi, correspondance) ;

- concernant le manque d'équilibre ou de coordination :

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Dans le cas d'une visite à domicile, s'assurer que le logis est adapté en fonction du problème : présence de barres d'appui, rampes; si ce n'est pas le cas, suggérer d'en installer ;
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inciter la personne à placer les objets usuels à portée de la main ;
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donner le bras à la personne pour les déplacements à l'extérieur ou devant d'autres obstacles ;
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choisir les jours de beaux temps pour sortir ;

- concernant les problèmes de compréhension et de mémoire :

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respecter le rythme de réponse ou d'apprentissage qui peut être plus lent ;
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ne demander à la personne que ce qu'elle peut donner en termes de compréhension ;
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avoir des attentes réalistes ;
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pour inciter la personne à se rappeler à court terme, faire des associations entre ce qu'elle doit mémoriser et un sujet connexe ( ex. : entre un lieu et une personne qu'elle connaît, entre un moment et un lieu, etc.);
*
lui suggérer l'utilisation d'un babillard, d'un agenda ;
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pour inciter la personne à rester centrée sur l'essentiel (difficulté à synthétiser) : mentionner à nouveau le sujet dont il est question, en redire toutes les composantes ;
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montrer que l'on comprend sa situation lorsqu'elle a un trou de mémoire ou des hésitations ; lui laisser le temps ;
*
changer de sujet ou d'activité si la personne se répète trop souvent ;


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amener la personne à bien se sentir sans trop de médicaments :
essayer de la convaincre de prendre un médicament seulement en cas de besoin, de résoudre ses problèmes autrement que par ce moyen, d'appliquer des alternatives ; à cet effet, on pourra lui transmettre les conseils suivants, tout en l'encourageant régulièrement à persévérer si elle décide de les appliquer (AWARE, Guide des aînés : médicaments et alcool) ;

- pour bien dormir sans somnifères :

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se détendre avant d'aller au lit ;
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prendre de l'air frais, faire un peu d'exercice ;
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établir une routine ; se coucher et se lever à des heures régulières; si on dort bien la nuit, éviter les sommes durant la journée ;
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prendre une légère collation avant de se coucher; les aliments trop lourds ou trop sucrés peuvent cependant empêcher de dormir ;
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prendre un bain tiède ou chaud avant d'aller au lit ;
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éviter la caféine ou la cigarette : ce sont des excitants ;

- pour soulager la constipation :

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boire beaucoup d'eau et de jus (de fruits, de prune) ;
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trop de café peut provoquer la constipation ;
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faire de l'exercice ;
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manger des aliments à haute teneur en fibres : fruits, légumes, grains entiers, céréales, son ;

- pour soulager la douleur mineure :

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le stress aggrave la douleur : se détendre, se confier à quelqu'un ;
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faire quelque chose pour se distraire, se rafraîchir les idées ;
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prendre soin de la partie du corps qui nous fait mal: frottement léger, massage ;
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s'asseoir quelques instants, respirer à fond et lentement ;

- pour faire face au stress et à la dépression :

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prendre soin de soi-même, se gâter ;
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parler, se confier: être bien écouté remonte souvent le moral ;
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ne pas faire ce qu'on n'a pas envie de faire ;
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relaxer en écoutant de la musique douce ;
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faire de la méditation : il peut s'agir simplement de s'arrêter, de relaxer, de penser à quelque chose d'agréable ;
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faire de l'exercice: cela fortifie et détend ;
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chercher à établir un réseau d'amitié, d'appui ;
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se procurer un petit animal qui ne demande pas trop d'entretien.


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Autres suggestions dans le cas de contacts individuels :

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ne pas accepter d'argent ou de cadeaux trop onéreux ; certaines personnes peuvent être portées à vouloir récompenser l'autre comme témoignage d'appréciation ou pour services rendus. Il est préférable de s'abstenir d'accepter pour ne pas fausser le sens de la relation;
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surtout au début des contacts, il est pertinent de faire parler la personne au sujet de ses attentes et de lui dire ce que nous avons nous-mêmes à offrir ; il faut préciser aussi les considérations pratiques : fréquence des rencontres, quel jour, quelle heure, à quel endroit selon le cas, etc. ;
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être le plus possible régulier si on fait des visites. Celles-ci sont souvent attendues avec impatience et leur annulation peut être décevante ;
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respecter la confidentialité : l'autre personne, si elle se sent en confiance, pourrait faire des confidences qu'elle n'aimerait pas que l'on répète. Une personne se confiera beaucoup plus facilement en sachant que ce qu'elle dit ne sera répété à personne.



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Ce dépliant s’adresse aux personnes aidantes. Il leur explique certaines caractéristiques propres à la consommation d’alcool chez les personnes âgées ainsi que les dangers y étant reliés. Une méthode d’intervention leur est aussi proposée pour prévenir les problèmes chez les personnes aidées. Enfin, on mentionne des ressources disponibles à leur intention.

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